Vincent Collet Artisan relieur sur Paris & Blois

Reliure de création

Reliure de création

cuir box et bois de séquoia

Conception d’une reliure de création

En juin 2018, la Médiathèque de Montpellier a contacté l’Atelier de reliure Vincent Collet pour lui confier la réalisation s’une reliure de création sur l’un de ses ouvrages du fonds Joseph Delteil.

Credits : Louis Defer photographe

« Depuis 1992, la Médiathèque de Montpellier commande chaque année une reliure en l’honneur de l’écrivain Joseph Delteil traduisant ainsi une réelle volonté d’apporter un soutien régulier à ce métier d’art. Dans une totale liberté créatrice, des relieurs confirmés et de jeunes artistes explorent cet imaginaire littéraire et expérimentent la diversité des matières. Quelques 45 relieurs composent cette collection hors-norme. » Gilles Gudin de Vallerin in Arts & Métiers du Livre N°323, p. 49.

crédits: Louis Defer photographe

Le souhait du commanditaire était d’utiliser le bois. Ce matériau noble et vivant offre un décor naturel par son veinage unique. Cela rejoint mon goût pour un décor non descriptif : le dessin à la fois naturel et aléatoire offert par chaque planche de bois est une invitation au rêve qui me semble convenir particulièrement au contenu de l’ouvrage.


Crédits: Louis Defer photographe

A mon sens, l’art du relieur n’est pas de faire passer un message. Son rôle est plutôt de mettre en valeur le message et l’atmosphère exprimées par l’écrivain et l’illustrateur. Un peu comme un joaillier enchâsse un diamant dans un bijou. La reliure est un jeu entre l’inspiration de l’artiste et la technicité de l’artisan. Avec rigueur et spontanéité.

Pour apporter une touche de raffinement, j’ai choisi d’incruster des lamelles d’argent. Le côté brillant et froid du métal contraste avec l’aspect chaleureux du bois. L’emplacement de ce « tressage d’argent »vient rappeler les reliures médiévales, où les « cornières » protégeaient le livre dans les angles. Certains y verront peut-être une allusion aux lourdes malles de bois, avec leurs ferrures brillantes destinées à les protéger dans les voyages maritimes…

Crédits: Louis Defer photographe

Pour le dos, j’ai choisi d’exploiter la technique du « plat rapporté », avec un dos en cuir. Le cuir permet, par sa souplesse, une ouverture douce du livre.
La peau choisie est mate, il s’agit d’un cuir utilisé en maroquinerie de luxe.

Crédits: Louis Defer photographe

La dorure a été réalisée par Stéphane Gangloff.

 

Sur l’ouvrage:

Joseph Delteil
La Jonque de porcelaine. Illustrations de François de Marliave gravées sur bois en plusieurs couleurs par E. Gasperini. – Paris : Grasset, 1927. – 221 p. : ill. ; 17,6 x 22,8 x 2,9 cm. Edition originale.
Exemplaire n° 102. Velin d’Arches.

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